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« XAVIER CELANIE » Dialogues avec Max – Studio Célanie

Xavier Célanie clôture le cycle depuis le 05 Décembre 2010 et jusqu’au 15 février 2010. Cet artiste réalise des illustrations sur du carton de récupération. Pour l’évènement que constitue Dialogue avec Max, il donne une nouvelle dimension à son travail en recouvrant la galerie du sol au plafond de carton faisant de l’œuvre une véritable installation in situ. Il ne s’agit pas là d’une réunion de travaux réalisés en amont. Xavier Célanie a tout d’abord mis en place son support à l’intérieur de la galerie avant de commencer le travail de dessin à proprement parler. Le soir du vernissage, nous n’avons eu de celui-ci qu’un aperçu. En effet, de nouvelles illustrations sont ajoutées tout au long de l’exposition, faisant de l’ensemble une œuvre évolutive, une œuvre qui vit et grandit dans le temps. Sur les murs se rencontre toute une pléiade de personnages de style urbain aux traits résolument caricaturaux. Ceux-ci sont nombreux et de toutes tailles, si bien que l’œil se perd sans cesse avant de se ressaisir quand il parvient finalement à isoler un des personnages. Le spectateur picore sur les murs, le regard voyage au gré du dessin et s’immerge totalement dans l’œuvre. Ainsi, c’est toute notre capacité à lire le monde qui nous entoure qui est interrogée.

Mathieu Richard
Parralleles Mag #11


« XAVIER CELANIE »   Atelier 7

Du plancher au plafond millénaire l’artiste investit l’espace, déforme l’aura historique du lieu par son art pictural attachant et typé. Ainsi détourné, l’ancien paraît lifté et les emballages recyclés issus d’un autre âge. Est-ce un futur antérieur en ce présent imparfait ?

Mathieu Richard
Parralleles Mag #6

Exposition à la galerie Artefact à Poitiers, vernissage le 12/09 à partir de 16h.

« L’œuvre de Célanie  est un peu comme un lendemain de fête trop psychédélique :  il n’y a plus de son, les oreilles bourdonnent encore et les acouphènes n’en finissent  pas.
Dans des cases plus étroites ou plus basses que d’habitude, les gens semblent avancer ou flotter plus lentement comme dans un coton .

Passée cette première impression, en y regardant de plus près, on voit un « trait clair »  et clairvoyant. L’œuvre est le résultat d‘une digestion de références multiples qui couvrent divers courants et époques : comics , urbains , alternatif, poétiques mais aussi classique.

Mais pour moi le plus étonnant dans ce travail et cette galerie de portrait, c’est la rencontre d’une tête que je connais :  la ressemblance est frappante.

Célanie travaille d’une manière aléatoire et surtout ne cherche pas à reproduire quelqu’un en particulier.

Alors ce personnage que je connais, que fait il là ! Ce nez,  ce menton, ces yeux : c’est bien lui,  à la différence peut être qu’il a l’air particulièrement « rugueux », peu amène. Quelqu’un de prêt à tout pour une place de parking ou de métro.  Voilà, les traits apparaissent tels qu’ ils sont : réels.

Célanie aime les pieds de nez et la provocation. Ces personnages sont là pour cela. Nous sommes représentés très précisément sans fard, comme nous sommes réellement : menteur, voleur et assassin… A bien nous regarder dans la glace cela peux nous aider a changer. Si cela n’est pas trop tard.» 

Marc de la galerie Arte.fact

Exposition Xavier Célanie - La passerelle - Tours - article paru dans le réservoir

Le réservoir